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PIERRE-FRANCOIS JORSIN

Crédit photo de couverture article : blutch_chesterfield

Esthète dans l’âme, c’est son amour des belles choses qui a poussé Pierre-François dans le négoce d’œuvres d’art. Passionné par le Street Art et l’art contemporain il a décidé de se lancer à 100% auprès d’artistes et de clients qui lui font confiance.

Après 18 ans passé dans le secteur du luxe et auteur du livre « Le luxe comme vous ne l’avez jamais vu », l’envie de tourner la page s’est tout doucement profilé.

Cette nouvelle aventure c’est à Marseille qu’il avait envie de l’inscrire. Il vient d’y créer une galerie éphémère, la Galerie XX pour présenter à ses clients et clients potentiels ses dernières œuvres acquises auprès d’artistes de renommée internationale parmi lesquels El Pez Barcelona, Me Lata, Konair, Jason Freeny, des artoyz Medicom Toy (tous les bearbrick), Kaws, Murakami , Leblon Delienne mais également les livres format XL et sumos des Éditions TASCHEN et enfin dans un autre registre des objets de chez SUPREME.

me lata - photo PFJ
jason freeny - photo PFJ
leblon delienne - photo blutch_chesterfield
supreme - photo PFJ

Pierre-François n’avait pas vocation à devenir un galeriste dans son sens le plus « strict » du terme mais plutôt la volonté de créer un événement convivial autour de ses découvertes et de partager son enthousiasme.

Le principe de la Galerie XX est de présenter une semaine par mois, dans un lieu atypique les œuvres des artistes de son choix. La situation inédite et exceptionnelle liée au Coronavirus a quelque peu bouleversé son planning mais aussitôt que les autorités sanitaires le permettront, Pierre-François reprendra son programme.

Cette galerie est l’accomplissement d’un rêve et l’aboutissement d’une démarche entreprise depuis plus de 10 ans. C’est au grè de ses voyages qu’il déniche ses pépites, bien que Tokyo reste son terrain de prédilection. Plus qu’une activité d’achat et de revente il se positionne en véritable défricheur de talents.

Rencontre avec un passionné qui a le sens de l’humeur bien affuté.

Retrouvez toute l’actualité de Pierre-François Jorsin sur son compte instagram

galerie xx - photo KG
bearbrick et supreme - photo KG
taschen - photo KG

STREET ART

Afin de comprendre les œuvres des artistes que Pierre-François présente dans sa galerie éphémère, il convient de les placer dans leur contexte et donner une petite explication sur ce qu’est le graffiti et par extension le Street-Art. Mon intention n’est pas d’écrire un article sur ce mouvement, il y a tout un tas de livres merveilleux dont je vais vous donner les références qui relateront cela bien mieux que moi, mais juste un petit éclairage pour les non initiés.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, la pratique du graffiti date de la nuit des temps. Les hommes ont depuis bien longtemps pris l’habitude de laisser une trace de leur passage sur les murs : les grottes de Lascaux, la Grèce Antique, les Egyptiens. Durant les révoltes de mai 1968 en France, ce sont les étudiants eux-mêmes qui couvraient les murs de messages contestataires.

Le graffiti tel qu’on le connaît aujourd’hui est né à New York et à Philadelphie dans les années 70. Taki 183, Julio 161, Cornbread et bien d’autres encore signaient leurs noms sur les murs. Au départ, les graffiteurs signaient leurs propres noms puis très vite ils ont commencé à signer sous des pseudonymes. Leur volonté était de se distinguer et sortir du lot. Sont apparues les premières « pieces » (œuvres) sur les flancs des métros qui traversaient la ville. Rien de tel pour accroître sa notoriété. Au cours des années, des médias autres que la peinture en aérosol ont fait leur apparition : les autocollants, les affiches, linoleum, les pochoirs, la mosaïque, la sculpture, le détournement de panneaux de circulation, du tricotage, le land art … Le terme de « street art » pour qualifier ces œuvres a peu a peu fait son apparition. Mais tout comme son grand frère le graffiti, le concept du Street Art reste le même, celui de laisser sa marque, une trace de son passage.

Aujourd’hui ces mouvements sont reconnus par de nombreux mécènes, galeristes, musées et certaines œuvres s’arrachent à des prix d’or.

Quelles soient dans la rue ou dans des galeries, à New York, Paris, Lisbonne, Londres, Barcelone, Tokyo, Sao Paulo, Marseille, les graffitis et les œuvres de street artistes sont présentes partout dans le monde, pour notre plus grand bonheur … enfin pour le mien en tout cas !

EL PEZ BARCELONA
Né en 1976 à Barcelone, El Pez commence à peindre en 1999. Ses fresques s’accompagnent très vite d’un petit poisson bleu souriant qui devient sa signature. Ce petit personnage est naît de la volonté de transmettre un message positif. Exposé dans les galeries du monde entier, il est une référence dans le milieu de l’art urbain. Ses œuvres, vendues aux enchères dans les meilleures ventes d’art, Art curial entre autre sont également référencées dans de nombreux ouvrages tels que “Street Logos”, “Ultimate street art”, “The art of rebellion”, “The mammoth book of Street art”. Il fait une apparition dans le fabuleux documentaire de Banksy “Exit Through the gift shop” et collabore avec Adidas, Reebok, Ecko et bien d’autres marques encore.

Crédit photo : DR
Crédit photo : DR

ME LATA
Un couple d’artistes Espagnols se cachent anonymement derrière ce nom. Le principe de leur art est de peindre des graffitis sur des canettes ou des boîtes de conserve. Ces canettes sont ensuite assemblées en un message d’amour et collées sur les murs de la ville. Au départ du projet, exprimer l’amour qu’ils avaient l’un pour l’autre. Mais aujourd’hui leur travail dépasse largement le cadre intime. Derrière ces mots d’amour une furieuse envie de répandre un message positif, d’éclairer les rues grises et froides d’un peu de chaleur. Ces 2 artistes se considèrent comme des « guerriers urbains qui tentent de sauver le monde ». Plus de 500 messages à leur actif, posés à Barcelone, Majorque et Badalona. Spread love !

Crédit photo : DR
Crédit photo : blutch_chesterfield
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KONAIR
Il est aussi un artiste Barcelonais parmi les plus réputés. Ce sont ses sucettes glacées qui recouvrent les murs des plus grandes capitales. Peindre dans la rue est une façon pour lui de se sentir vivant dans un monde parfois triste et controversé.

Crédit photo : DR
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JASON FREENY
Artiste Américain basé à New York, Jason Freeny est spécialisé dans la sculpture, la conception de jouets design et d’images digitales. Il est surtout connu pour ses dissections de figurines emblématiques : Barbie, Mickey, le bonhomme Lego, le poisson Nemo, etc. Il a étudié le design industriel à Pratt Institute et possède le studio Moist Production qui édite et distribue ses œuvres.

Quelques petites lectures sur le sujet que je vous recommande ...

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